Récitant
:
Tranquille, oui, on peut le dire comme ça maintenant…
C’était au temps où il y avait encore du
pétrole… De l’uranium… Et de l’électricité…
L’eau sortait encore des sources… Et coulait au
robinet … Bref, comme vous le voyez, c’était
pas loin d’être le pied.
Il y avait des guerres, mais on avait encore un peu d’espoir…
On s’aimait, on se disputait, on manifestait… Bref
on était encore en vie et ce n’était pas
tout à fait le désespoir.
Alexia :
T’es toute seule, perdue dans l’immensité
du monde qui t’entoure
Tu te dis qu’il te manque quelque chose, peut-être
l’amour ?
Non, c’est pas ça ! Mais alors quoi ?
Tu cherches, désespérément, sans trouver
de réponse
Et puis tu te dis que c’est la vie ; c’est comme
ça
Alors c’est décidé, tu fonces !
Sans réfléchir aux conséquences, pour une
fois
Jusqu’à ce qu’elle apparaisse là devant
toi.
C’est
la première fois que tu la vois
Mais tu sais déjà qu’elle est pour toi,
Ton amie, ta meilleure amie pour la vie
Nous deux c’est écrit, moi j’te l’dis
Quelques disputes, quelques embrouilles et c’est reparti
Quand je repense à toutes ces promesses qu’on s’est
dites
C’est incroyable comme on était proche
Jusqu’à c’que tu m’approches et me
fasses des reproches.
Tu
m’as poussé à bout
Alors j’t’ai balancé plein de conneries
Plein de choses que je t’ai dis
Et qui ont eu l’effet d’un coup
Un coup de pied dans ton cœur
Comme si on t’enlevait ton bonheur
Ton cœur s’est serré puis brisé
C’était peut-être notre destiné
Alors
tu es partie
En emmenant avec toi, une partie de moi
C’était comme si on m’enlevait ma voix
Ton cœur est brisé… Le mien aussi
Je regrette et regretterai à tout jamais
Ce que je t’ai dis ce jour là
Je ne le pensais pas
J’voudrais retourner dans l’passé, effacer
mes regrets.
Oualid :
Mon frère t’es parti sans que je te dise au revoir,
On se reverra dans l’autre monde, j’te jure j’arrive
pas à y croire
Frérot, je t’écris cette lettre mais je
sais pas si tu m’entends
J’ai pris le temps de sécher mes larmes
J’y crois pas je vois les années qu’on a
passées ensemble
Toute la famille pense à toi. J’ai vu papa il te
ressemble
Quand t’es sorti de tôle, je me suis jeté
dans tes bras,
On s’était prévu une soirée, Inch
Allah
Au paradis on se la fera
Tu nous manques certes et maman ne sait plus quoi faire
Elle t’a accompagné au Maroc pour que vous vous
quittiez sur nos terres
Je
peux pas citer une personne qui ne t’appréciait
pas
Ce qui c’est passé on en parle pas quand on ne
sait pas
La journée on se tape un délire, le soir t’était
parti
Je l’ai su le lendemain matin, poignard dans le cœur
j’ai ressenti
Ca fait qu’une semaine que t’es plus de ce monde
Ton chemin s’est terminé maintenant, mais, peut-être
demain ce sera la mien
On se retrouvera tous, qu’Allah te fasse miséricorde
J’espère que t’y a cru quand le diable t’a
tendu sa corde
J’ai perdu mon frérot à cause d’un
accident de moto
C’est la mort qui arrive trop tôt
Depuis que t’es parti j’ai mal au ventre, j’ai
des mauvaises notes
Je crois que je suis sur la mauvaise pente
A la maison ça pleure, maman range ta chambre, chaque
jour, on t’attend
Papa m’a dit que la vie c’est comme ça, si
c’est vrai moi je finirai comme toi
Je voudrais que tu saches que pour moi ton absence est un drame
J’ai du mal à trouver les mots
Mon cher grand frère excuses pour les fautes
Je vais envoyer cette lettre au paradis, sans pleurer, comme
un homme
En espérant que les anges te la donnent
J’aurais tellement aimé te voir une dernière
fois
Ton ombre sera toujours derrière moi
Depuis que t’es parti je squatte notre banc assidument
Signé ton petit frère à qui tu manques.
Laura :
La première fois que je t’ai capté
On s’est parlé
En tant qu’ami je t’ai gardé
Mais bizarrement
Tu passes pas transparent
Quand j’t’vois dans la cour de récré
Je reste fixé sur toi
C’est plus fort que moi
Ce
beau jour d’été
Où tu m’as demandé
J’ai dit oui
Pour l’éternité
Les mois se sont suivis
Jour après jour, nuit après nuit
Quand j’t’vois j’suis fou de toi
Comme au premier jour
De notre amour
Dispute
après dispute
J’sais plus ce qu’on fait ensemble
Tous les soirs je pleure
A cause de tous nos malheurs
Et notre bonheur, quand j’y pense
Il est pas si loin
Cherche la clé de ton cœur
Et regarde à l’intérieur
Pourquoi
tu fais ça à moi ?
On était si bien ensemble
Tu cherches quoi ?
Tu vois j’en tremble
Tu étais mon présent, mon futur
C’était écrit sur les murs
T’en as pas assez
J’irai t’en donner
Alors maintenant c’est ma vie
Et t’en fais plus partie.
Tamara :
La famille
dans la vie y’a vraiment que c’là
Les parents, même en vrille, ils sont toujours là
pour toi
Ils te donnent la vie, t’éduque dans ce monde
Si t’es désarmé, tu verras, tombe leur dans
les bras
Ils seront toujours là, de plus même si là-bas
Ils te tiennent, te retiennent, marche dans leurs pas
Tout l’or de ce monde en deux grandes personnes
Seven sky, quand ils te disent tu es tout pour nous
Les parents, mes frères, on peut en être fier.
Toi
tout seul tu verras, crois moi, tu les reconnaîtras
Ce beau jour où la vie leur est donnée
Ils changent ton existence
Et tu jures être leur ange gardien
Avec le temps, tu en penses plus ou moins du bien
Tu sais leur dire je t’aime et les remettre en face
Benjamins, cadets ou ainés ils tiennent leur place
Etres débordants d’amour et de confidences
Sans abstinence, ni peur, à l’évidence les
frères et sœurs
Les
plus éloignés que tu ne vois pas, ceux qui te
manquent mais ils sont là !
Ces gens que tu ne vois qu’une fois par an et que tu attends
patiemment
Les tontons, les grands-parents qui t’oublient avec le
temps
Les cousins, les cousines sans aucune nouvelle !
Les repas où ils sont tous là, et certains qui
ne te voient pas !
Ceux à qui tu manques, les maternels, les paternels !
Les plus éloignés que tu ne vois pas mais à
qui tu manques déjà !
Ici
et ailleurs
Intérieurs ou extérieurs
Ils sont là, ils te guettent,
(Tu) les attrapes
Tes parents divorcés ou qui t’ont abandonné
A la trappe quand ils te battent
Peut-être une famille sans problème,
Mais là où la mort parsème son visage,
Son pillage et même son paysage !
Elle te prend tout !
Tous ceux que tu aimes tant !
En commun, mesdames, appelons ça les drames.
Lolita :
Ras le bol
de la guerre
Il faut cesser le combat
Stopper, suspendre les dégâts
Ne pas tuer les soldats
Liberté, Egalité, Fraternité
Les grands mots de la cité
La consigne sera appliquée
Tu as pris une bonne douche froide
Après m’avoir écouté
Ton cœur, ton amour s’dégradent
Depuis que tu as tué
Ras
le bol de la misère
En Asie, elle est dans l’air
J’t’avoue que je ne suis pas très fière
De mes Addidas d’hier
Un petit chinois en colère
Les a faites les nuits dernières
Pour un minable salaire
Et vivre seul, le cul par terre
D’temps en temps il boit un verre
En hommage à Molière
Et pour les Misérables, c’est clair
Ras le bol
de polluer la terre
Les mers, les océans et les airs
La radioactivité
C’est pas bon pour la santé
Je commençais à m’enraciner
A m’attacher à ma planète
Mais je regrette
L’effet de serre en surcharge
Qui t’étouffe un peu plus
La terre, elle meurt
Mais se révolte en tremblant
En chantant
Par l’intermédiaire des volcans
Ou bien en nous tuant
Camille
J’entends
encore cette belle mélodie du rire de maman
Sa présence transformait notre petit appart en palace
Quand j’y pense, j’me dis que la misère ça
se vit dans la tête
J’me souviens pour mon anni, j’voyais un gâteau
avec des bougies
Au lieu d’un quatre quart et des allumettes.
L’amour ça rend aveugle
Refrain
: Car depuis cet accident,
J’ai les ailes qui ne battent plus
Et le pouls qui ne bat plus
Depuis que vous n’êtes plus ici parmi mes amis
Le poids de cet accident m’est devenu trop lourd
Oh, Oh !
A
dix-huit ans, tu te crois intelligent et fort,
tu crois pouvoir porter le monde sans faire d’effort,
tu crois avoir réponse à tout
Ta crise d’adolescence te fait croire que personne n’est
là pour toi,
Sauf la rue et son ambiance, mais crois-moi mon gars regarde
autour de toi
Si tu te sens seul pose toi d’abord la question si ce
n’est pas toi qui leur tourne le dos
Et ça je l’ai compris…
Refrain
: Car depuis cet accident,
Mes ailes qui ne se déploient plus
Et le pouls qui ne tape plus
Depuis que vous n’êtes plus ici parmi mes amis
Le poids de cet accident m’est devenu trop lourd
Oh, Oh !
On
apprend qu’en se brûlant,
Et ça j’l’ai su dès que les pompiers
m’ont mis dans cette ambulance
Ce soir là j’avoue qu’on avait un peu bu
Qu’on avait un peu cru que la rue était à
nous
Le pied sur champignon, mort de rire,
Mais cet arrêt de bus j’l’avais pas vu
A ce moment précis j’ai vu défiler ma vie,
ces moments forts que l’on a vécu
Mais voilà pourquoi depuis ce jour j’ai plus la
force d’y penser
Je n’ai plus de mordant
Refrain :
Je n’ai plus la force de te rendre ce sourire
Je n’ai plus la force de te montrer mon amour
Je n’ai plus la force de penser à toi, à
moi, à nous
Alors n’en voulez pas à ma maman pour ce qu’elle
à fait
C’est moi qui lui ai demandé de m’aider à
m’envoler.
Animateur
de l'Atelier écriture-slam : Dylan De Alméda

