2000 / "Aléas d'une famille ordinaire"


Pièce écrite , montée et jouée
par les jeunes de l'Atelier Ecriture(s)-Théâtre de la MJC de La Roche sur Foron (74)

Extraits:
- Le père : « …. Ah, mon journal ! Alors quelles sont les nouvelles ce matin ? »
- Caroline : « Tiens regarde papa »
- Le père : « Très joli ma fille ! Mets un peu plus de d’eau pour atténuer les couleurs »
- Caroline : « Merci papa chéri, je vais essayer »
- Amélie : « Qu’est-ce qu’elle m’énerve, mais qu’est-ce qu’elle m’énerve, Caroline qui se fait chouchouter par papa »
- Le père : « Alors, la politique… toujours la même chose ! Tiens un braquage de banque en plein centre de Lyon, un article qui pourrait intéresser Louis ! Viens voir mon fils, tiens lis !
- Louis : « Qu’est-ce qui me veut le vieux ? Un journal. Houai… « Un hold up en plein centre de Lyon… Trois morts… Les voleurs en liberté…. Avec plusieurs milliers de francs…. » C’est ça la vie ! Tiens, merci vieux.
- Le père : « Amélie est toujours dans son coin ! Viens te joindre à nous Lili »
- Caroline : « Oh ! Non pas elle, elle vient toujours me piquer mon papa, c’est le mien et je le garderai, j’ me laisserai pas faire »
- Louis : « Chouette Caroline et Amélie se battent… Allez ! Du nerf ! C’est mou. Du sang ! »
- Le père : « Mais vous allez arrêter de vous battre, oui ? »
- Guillaume : « Ah, ah, ah ! Que vois-je ? Violence, violence ! Mais je dis « halte à la violence ! ». Messieurs et Mesdames les jurés vous serez tous d’accord avec moi pour dire que Caroline est coupable. Si Amélie l’a battue ce n’est que pour se défendre. En conséquence, je plaide la légitime défense ; et j’accuse Caroline de jalousie. Monsieur le juge, je vous laisse trancher et dans le cas où vous ne seriez pas d’accord avec moi je vous laisse avec votre conscience. »
- Caroline : « Il m’énerve à défendre tout le monde, mais JAMAIS, vraiment JAMAIS moi. Alors aujourd’hui, comme par hasard, j’ai tort. Il va encore me dire qu’il ne faut pas que je m’approprie papa, qu’il faut partager parce qu’on est six enfants, … alors si chacun faisait comme moi et patati et patata ! .
- Louis : « Maître Guillaume les a encore arrêtées. Quel rabat-joie ! Tu sais ce que j’en fais de la loi moi ?
- Guillaume: « Qu’est-ce qu’il me veut ? Et toi, tu sais comment je le vois ton avenir à toi ? … Derrière des barreaux. Des barreaux… Ah, Ah ! Moi aussi je serai au barreau, mais d’un autre genre, plus gai, moins gris, plus grand, moins petit. (Je note, je note, c’est bien ça). Al Capone des bacs à sable !… Quelle famille ! Et Simplet, c’est pour des gens comme ça qu’il faut que je me batte. Mais oui, mais oui, tu es mignon, mais laisse moi travailler s’il te plait. Tu veux voir le livre ? C’est pas Walt Disney, je te préviens. Ah ! Ah ! Je suis fou, mais plein d’avenir. Bon, allez au boulot ! »
- Blandine : « Ah ! Guillaume et son intelligence. Il ira loin, sûr. A quinze ans déjà, apprendre les lois. Trop compliqué pour moi. Je pourrais jamais faire ça, moi. Bon allez, bonne chance gars !
- Le père : Caroline et Amélie, toujours en train de se chamailler, pourraient pas arrêter un peu, y a de la place pour tout le monde, non.
- Blandine : "Oh, un carré de libre sur les genoux de papa, je fonce ! »
- Caroline : « Eh ! Elle va pas s’y mettre aussi l’autre débile là ! Elle a déjà maman et elle veut papa en plus ! Non mais ça va pas ! ! »
- Amélie: « Tiens voilà Caro qui revient pour m’embêter, c’est ce qu’elle doit croire, mais pas du tout. »….